Le chercheur en psychologie sociale Pascal Wagner-Egger analyse les comportements et les biais cognitifs. Selon lui, les gens peuvent être plus ou moins vulnérables à certains biais selon leur position dans la hiérarchie, et les erreurs de raisonnement être parfois favorisées par l’organisation sociale. Le groupe en tant que décideur peut aider dans certains cas.
Lors de la chute de Credit Suisse, en 2023, on a découvert que le management s’était enferré dans le déni, en dépit des signaux négatifs qui s’accumulaient. Est-on là face à un biais de confirmation?
Lors de la chute de Credit Suisse, en 2023, on a découvert que le management s’était enferré dans le déni, en dépit des signaux négatifs qui s’accumulaient. Est-on là face à un biais de confirmation?
En effet. Le biais de confirmation est le fait de privilégier les informations consistantes avec ses croyances, et cela peut renforcer le fait d’être sûr, qu’à terme, on va réussir. Donc on peut être amené à s'entêter, parfois plus que de raison. Quand on a choisi une option, on va chercher préférentiellement des informations qui valident notre choix. Ce comportement conduit à écarter les hypothèses alternatives, ainsi que les autres façons de faire. Cette attitude peut mener à la catastrophe.
Dans l’exemple de Credit Suisse, discerne-t-on d’autres biais à l'œuvre?
Dans l’exemple de Credit Suisse, discerne-t-on d’autres biais à l'œuvre?
On trouve aussi ici un biais assez voisin, celui de l'escalade d'engagement. C'est-à-dire que chaque nouvelle décision nous