Sommes-nous si différents?

Auteur:  Nicolas Stevan Publié 25 septembre 2026
Portrait de Nicolas Stevan, bras croisés.

Le leader doit-il tenir compte de ces différences générationnelles en s’adaptant avec volontarisme ou au contraire peut-il considérer cela comme des clichés?


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Chère lectrice, cher lecteur,

Génération Z, Y, X, Alpha, Millennials ou encore génération C – pour Covid… Qui n’a pas entendu parler de toutes ces nouvelles individualités collectives, définies en fonction de besoins, de désirs apparemment datés au carbone 14?

Le leader doit-il tenir compte de ces différences générationnelles en s’adaptant avec volontarisme ou au contraire peut-il considérer cela comme des clichés?

Comme le rappelle Mehdi Atmani dans ce numéro, nous arrivons à un basculement démographique symbolique. En Suisse, les personnes de 65 ans ou plus sont désormais plus nombreuses – légèrement – que celles de moins de 20 ans. Et ce n’est que le début d’une transformation démographique beaucoup plus profonde. Il va falloir s’y faire.

En même temps, le terme Génération X, popularisé au début des années 1990 par le romancier Douglas Coupland, a quant à lui fini par prendre l’eau, de l’avis même de celui qui l’a popularisé: «It has been entertaining for me […] to see the exact same venom that was thrown at Gen X being thrown at Gen Y (millennials).» À chaque période de l’histoire, la critique touche la génération suivante, rappelle Coupland avec ironie.

Bien sûr, les générations grandissent dans des contextes différents. Mais derrière celles-ci n’aurait-on pas intérêt à mettre l’accent sur nos ressemblances, comme le rappelle Jérôme Cosandey, directeur suppléant du SECO?

Mais si le rapport au travail et à l’autorité a toujours été bousculé par les générations montantes, est-ce vraiment comparable à ce que nous avons vécu depuis l’arrivée de l’IA, depuis le Covid et la crise morale et culturelle de la génération Z, comme le soutient le jeune auteur français Pierre Valentin dans «Malaise dans la génération Z».

Un réseau comme celui de Swiss Leaders est un bon «bêta-testeur» de ces questions et derrière X, Y, Z, Alpha ou la prochaine lettre que nous inventerons, les leaders seront amenés à se réinventer en offrant aux jeunes générations ce qui nous a paru naturel: de la transmission et du lien. 

Je vous souhaite une excellente lecture.

Nicolas Stevan Directeur ad interim Swiss Leaders