Contourner les pièges de notre pensée

Auteur:  Susanne Wagner Publié 25 juin 2024
Illustration numérique d’une personne barbue pensive sur fond jaune.

Pour éviter les mauvaises décisions, il est indispensable d’identifier et d’admettre ses propres erreurs de perception. Les structures et les processus normés sont des outils pour y parvenir, mais la transparence et la diversité dans la culture d’entreprise constituent la base.


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«Je fais ce qu’il me plaît», chante le personnage de Fifi Brindacier dans ses films. Notre cerveau se comporte lui aussi comme il lui plaît et nous suggère des perceptions qui n’ont pas grand chose à voir avec la réalité. Ce mécanisme est lié à notre volonté de survie: depuis la nuit des temps, nous sommes entraînés à prendre des décisions sur la base de faits incomplets en quelques fractions de secondes. Nous croyons les autorités plus compétentes qu’elles ne le sont, nous simplifions les informations pour pouvoir les ordonner plus facilement et nous enjolivons ensuite ces décisions. Cela entraîne des conséquences sur notre vie quotidienne, mais surtout sur l’évolution et la culture au sein du management et donc, dans les entreprises et les organisations. En science du comportement, les biais cognitifs sont un vaste domaine de recherche et forment un catalogue de plusieurs centaines de modèles (voir page 30).

La notion de biais hante

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