La vie est parfois très ironique. Eric Le Royer, vaudois de 63 ans et brillant chef d’entreprise spécialisé dans les technologies médicales destinées à prévenir les risques d’accidents cardiovasculaires, le sait mieux que quiconque. Le 10 janvier 2016, alors qu’il est actif dans une dizaine d’entreprises, Eric Le Royer est terrassé par un AVC. S’ensuivent de longs mois de convalescence pour surmonter cette épreuve, à la fois personnelle et professionnelle.
Jusqu’à l’AVC, vous étiez quel chef d’entreprise? A quoi ressemblait votre vie professionnelle?
Jusqu’à l’AVC, vous étiez quel chef d’entreprise? A quoi ressemblait votre vie professionnelle?
À cette époque, j’étais très focus, très impliqué. Je mettais d’ailleurs cette même pression sur toute l’équipe afin d’obtenir des résultats. J’étais une personne capable de mobiliser fortement les équipes, un véritable porteur de la vision de l’entreprise. Cela m’a toutefois apporté beaucoup de stress et, après mon départ, m’a conduit à me remettre un peu en question et à rechercher un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle. Cette aventure entrepreneuriale a été pour moi une expérience phénoménale. J’étais animé d'une forte motivation, entouré d’une équipe avec laquelle j’ai toujours pris énormément de plaisir à collaborer. Ensemble, nous avons littéralement changé la pratique médicale.
Avant l’accident, quel rapport aviez-vous avec la maladie? Y pensiez-vous?
Avant l’accident, quel rapport aviez-vous avec la maladie? Y pensiez-vous?